Les réseaux géodésiques

Les réseaux géodésiques

 

Deux grands réseaux géodésiques cohabitent en Nouvelle-Calédonie :

  • le RGNC (réseau mis en place dans les années 1990 constituant la référence matérialisée du système compatible GNSS RGNC91-93 – voir section référentiels de Nouvelle-Calédonie.
  • les réseaux bidimensionnels (réseaux antérieurs basé sur des mesures terrestres uniquement comme l’IGN72).

 

On y rajoute désormais un troisième réseau, qui constitue aujourd’hui le seul réseau géodésique maintenu sur le territoire : c’est le réseau constitué des points pivots des blocs. Il ne constitue pas encore la matérialisation d’un système géodésique particulier mais est appelé à l’être dans un futur proche.

 

Le réseau Géodésique de Nouvelle Calédonie (RGNC91-93)

 

Il constitue  le système de référence officiel de la Nouvelle-Calédonie, qui couvre la Grande-Terre, les îles Loyauté et plus largement la Zone Economique Exclusive (ZEE). Mis en place par l’IGN à partir de 1991, il a été calculé en 1992 et densifié en 1993 en collaboration avec les services topographiques provinciaux et les organismes scientifiques comme l’IRD pour l’extension du réseau dans la ZEE. Le RGNC a remplacé définitivement l’IGN72 ainsi que les autres réseaux IGN mis en place dans les îles.

Ce réseau géodésique, matérialisé par des bornes sur l’ensemble du territoire de la Nouvelle-Calédonie, constitue un système de référence précis, adapté aux technologies modernes de positionnement par satellites (GPS/GNSS), car basé sur des techniques spatiales.

 

Il couvre l’ensemble de la Zone Economique Exclusive et il est constitué de 3 ordres allant du réseau le plus précis et le moins dense au moins précis et plus dense. Cette hiérarchisation provient de la nature-même du RGNC qui a été calculé par densification locale à partir de mesures GPS.

 

Dans l’ordre, on compte donc :

  • le RRNC (Réseau de Référence) constitué de 19 sites répartis de manière homogène sur le territoire, dont les coordonnées en RGNC91-93 sont aujourd’hui connues avec une précision géodésique maximale (mieux que 1.5 cm en planimétrie et 2.5 cm en altimétrie) et dont l’altitude est connue avec une précision millimétrique (c’est-à-dire que ces points ont été rattachés au NGNC). Il a servi d’ossature à tout le RGNC et a lui-même été calculé à partir de 5 points du réseau scientifique SWP (South-West Pacific) et du rattachement à la station DORIS de Nouméa.
  • le RBNC (Réseau de Base) constitué de 232 sites dont les coordonnées ont été à l’origine calculées à partir des points du RRNC avec une précision géodésique. 10 de ces sites sont situés dans les îles éloignées de la ZEE (Chesterfield, Hunter, Walpole, Entrecasteaux…)
  • Les réseaux complémentaires (Réseau de Détail et densifications provinciales locales du RGNC). Les points sont identifiés comme RDNC, RDNC Provinciaux, RCNC ou points de Polygonation, et sont très nombreux.

 

En théorie, le RGNC n’est plus entretenu dans son ensemble. Toutefois, la majorité des points du RRNC sont aussi des points pivots et sont, de fait, revisités régulièrement et leurs coordonnées peuvent être considérées fiables.

 

 

Répartition des sites du RRNC

Répartition des sites du RBNC

 

Remesure d’un point RBNC dans la vallée de la Tontouta (10 mai 2016)

 

Le Réseau des Points Pivots des Blocs

Le constat de base est le même que pour le réseau de nivellement : trop de repères RGNC, trop éloignés, certains peu utilisés. Jusqu’à 2015, aucun réseau géodésique n’était officiellement entretenu. Il a été décidé en 2015 d’inclure un point géodésique dans chaque bloc de nivellement, et ainsi de faire d’une pierre deux coups en incluant la maintenance d’un réseau géodésique de 1er ordre dans celui des blocs de nivellement, et en préparant un réseau de base complémentaire du réseau GNSS permanent et qui puisse être utilisé de façon pérenne pour tous les rattachements. L’ensemble de ces points pivots sont déterminés avec une précision géodésique maximale (mieux que 1.5 cm en planimétrie et 2.5 cm en altimétrie) et leur altitude est connue avec une précision millimétrique.

Ils sont au nombre de 65, et sont revisités et contrôlés par période de 5 ans. En cas de destruction, ils sont systématiquement reconstruits.

Les points pivots des blocs ne sont pas des repères nouveaux : souvent, il s’agit de points du RGNC (RRNC ou RBNC), parfois mais c’est plus rare de simples repères de nivellement, de points provinciaux. Nous avons gardé pour le moment la double numérotation (ancien matricule RGNC + nouveau matricule pivot par exemple), mais cette double numérotation disparaîtra lorsque le réseau de points pivots constituera la référence d’un nouveau système géodésique calédonien, de la même façon que beaucoup de points du RGNC91-93 étaient d’anciens points IGN72.

 

Les anciens réseaux bidimensionnels :

- L’IGN72 (Grande-terre)

Ancien réseau basé uniquement sur des mesures terrestres, il a été établi entre 1951 et 1953 par l’IGN, puis corrigé en 1972. Abandonné au profit du RGNC91-93, il n’est plus entretenu. Il est pourtant extrêmement dense, avec plus de 2000 sites allant de l’ordre 1 à l’ordre 5. Pour une majorité de ces sites (surtout ceux d’ordre 3, 4 et 5), les coordonnées ne sont délivrées en RGNC91-93 qu’à partir de la grille de transformation, soit avec une précision de l’ordre de 50 à 10 cm.

 

Les autres systèmes bidimensionnels tels que l’IGN56 (Lifou), l’IGN53 (Maré), le ST87 (Ouvea) et le ST84 (Ile des Pins), la Triangulation de Nouméa (Noumea 74) sont également obsolètes.

Ils sont associés à des systèmes de référence décrits dans la section « Référentiels géodésiques – Réseaux géodésiques antérieurs » et ont tous été remplacés par le RGNC91-93.

 

Répartition des points pivots

Point Pivot du bloc de Ponérihouen lors de sa remesure en août 2016

 

Et à Wallis et Futuna ?                                                     

 

Le RGWF constitue le réseau géodésique de Wallis et Futuna. Il est constitué de 10 points géodésique sur Wallis et 8 sur Futuna (recensés lors de la dernière mission BGN de 2010).

Le point fondamental du RGWF sur Wallis (4901-10a ou SWP 90) est situé sur le site de France Câble et Radio à Afala.

Sur Futuna, le point fondamental est situé dans l’enceinte de la station de Météo France à Maopo’opo (4902-01a ou HORN)

 

Accès à la donnée

Les fiches de géodésie pour la Nouvelle-Calédonie sont consultables et téléchargeables via le Serveur de Fiches l’Explorateur Cartographique ou par l’intermédiaire de Google Earth. Voir la section « KMZ pour Google Earth » pour les modalités d’utilisation.

 

Les fiches de nivellement pour Wallis et Futuna sont téléchargeables par l’intermédiaire de Google Earth. Voir la section « KMZ pour Google Earth » pour les modalités d’utilisation.

 

 

Répartition des sites géodésiques sur l’île de Wallis

 

Répartition des sites géodésique sur l’île de Futuna et Alofi